Les bâtisses et dépendances du Domaine du Vieux Saunier, à l’exception du pavillon qui domine l’entrée, ont été construites dans le courant du XIXème siècle avec les pierres taillées dans la carrière du domaine dont les dernières roches affleurent encore aujourd’hui.
Le pavillon de l’entrée a vu ses premières pierres posées au XVIIème siècle et demeure à ce titre l’une des plus anciennes bâtisses des environs.
Au tout début du XXème siècle, le Domaine du Vieux Saunier est un établissement végétarien où l’on se voue au culte de la nature. Les habitants d’alors se consacrent à la culture des jardins potagers, à la récolte des olives et à l’élevage du ver à soie.
Après la grande guerre, l’écrivain Georges Navel, dont la mémoire est aujourd’hui perpétuée par le prix littéraire qui porte son nom, séjourne au Domaine du Vieux Saunier. Dans un roman intitulé « Chacun son Royaume », préfacé par Jean Giono, il relate une histoire dramatico-policière prenant place en ces lieux et faisant intervenir des personnages du quartier.
En 1935, Monsieur et Madame Bernard Babin de Lignac acquièrent le Domaine du Vieux Saunier pour y passer les mois d’été en famille et y recevoir leurs amis.
Les bâtisses sont rénovées et transformées. On y amène l’eau courante et l’électricité. Les berges sont remodelées et on y édifie les nombreux murs de pierre qui ornent le Domaine aujourd’hui. |